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bulletin avril 2018

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Paysage3

Environnement

La commune de Berrien doit la qualité de ses paysages à un milieu naturel riche et une pratique agricole laissant la part belle à la nature et au bocage. Peu remembrée et sous une apparente homogénéité, elle inclut divers paysages caractéristiques et reconnus qui lui valent une protection au titre des sites (site des Monts d'Arrée, site pluricommunal, site inscrit par arrêté du 10 janvier 1966).

MILIEU PHYSIQUE 

Berrien se situe dans la partie nord-est du massif de l´Arrée. Le territoire communal qui s´étend sur 5642 hectares est composé d´un plateau bocager limité au nord-ouest par une zone de landes et au sud et au sud-est par le bassin de Huelgoat (relief de collines marqué par un réseau hydrographique encaissé) et la forêt domaniale de Saint-Ambroise. Cette zone de contact implique une diversité de sous-sols, de sols, de reliefs, d'activités, d'occupations des sols et de paysages associés.


RELIEF

Il est le résultat de la longue érosion du Massif Armoricain, une ancienne chaîne de montagne très élevée durant l´Ère Primaire. Il n´en reste aujourd'hui, concernant Berrien, qu'une vaste zone composée d´un plateau, incliné nord-ouest sud-est, de faible altitude (220 à 270 m) et de vallées plus ou moins encaissées.

GEOLOGIE

Le sous-sol de la commune se décompose principalement en quatre catégories. Dans une large partie ouest on trouve, au nord, les granites de La Feuillée et, au sud, ceux de Huelgoat. La formation de schiste et de quartzite de Plougastel constitue le sous-sol de l´extrémité nord de Berrien, en lien avec les zones de landes. D´autres schistes et quartzites, issus de différentes périodes géologiques, apparaissent de manière alternée dans le tiers est de la commune. Des couches d´alluvions et de colluvions arrachées à la montagne au Quaternaire occupent les fonds des vallons. Par ailleurs, l´acidité des roches, associée aux conditions climatiques (fraîcheur, humidité constante) et un réseau hydrographique omniprésent a pour conséquence le développement de sols spécifiques à ces milieux.

PEDOLOGIE

Quelle que soit la nature du sous-sol, granitique, schisteux ou gréseux, les sols sont acides, pauvres et plus propices à l´élevage qu'à la culture. Suivant la topographie, l´épaisseur du sol varie, avec un développement plus important en bas des pentes. En fond de vallons, les sols présentent un profil d´engorgement d´eau. Hydromorphes, ils sont en permanence ou périodiquement saturés d´eau.

UN PAYSAGE DOMINANT : LE BOCAGE 
Jadis recouvert de forêts, le territoire a été, depuis l´Antiquité, progressivement déboisé sous forme d´aires de défrichements éparses (clairières). Mais ce n´est qu'à partir du 12e siècle que s´organise un défrichement systématique profitant d´un contexte politique, démographique et technique fort, avec l´installation des moines cisterciens de l´abbaye du Relec (Plounéour-Ménez) et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à La Feuillée. Grands propriétaires terriens, ils vont mettre en place deux modes de faire-valoir - la quévaise et plus tard le domaine congéable - qui permettent de fixer des populations agricoles sur leurs domaines. La base de la vie agricole du territoire se crée peu à peu, avec un habitat dispersé composé de plusieurs unités agricoles entourées de terres cultivées. Des talus de terres ou de pierre délimitant les parcelles empêchent la divagation du bétail et assurent la protection des cultures. Ces talus marqueront par la suite la propriété privée. Le bois commençant à manquer au 17e siècle, les talus sont alors exploités grâce à la plantation de tous types d´arbres et d'arbustes. L´ajonc et le genêt servant de fourrage et de combustible sont également semés sur certains talus.
Alternant polyculture et élevage, le mode d´exploitation des terres va peu à peu se transformer avec la mécanisation, l´électrification des campagnes et la mise en place d´une économie de marché après la Seconde Guerre mondiale. Depuis les années 1960, le nombre d´exploitants agricoles a considérablement diminué, alors que l´intensification des productions et l´expansion de l´élevage hors sol ont entraîné l´arasement de nombreux talus et le morcellement du maillage bocager comme c´est le cas par exemple à l´est du bourg, dans le secteur du Squiriou, Navalennou et Kerboulou.
Certaines terres sont laissées à l´abandon et s'enfrichent, par exemple à l´ouest de Quinoualc´h, en limite communale. C´est la déprise agricole qui aboutit à la fermeture des paysages.

LES UNITES PAYSAGERES 
Le terme d´unité paysagère désigne une portion de territoire homogène dont les caractéristiques physiques et humaines (topographie, géologie, relief, activités, occupation du sol) apparaissent de manière constante. Une typologie de ces unités de paysage peut être ainsi définie pour la commune.

LES ZONES HUMIDES ET LES VALLONS
Berrien est drainé par deux principaux ruisseaux (le Fao et le Squiriou) qui forment les limites communales est et ouest. Ces ruisseaux sont eux-même alimentés par une multitude de petits affluents qui couvrent l´ensemble de la commune. Les cours d´eau sillonnent en général les parcelles de bocage offrant des paysages doux et variés et donnant souvent l´impression de fouillis végétal qui limite les perspectives visuelles. Quand aux ruisseaux du Fao et du Squiriou, ils bordent souvent des zones forestières limitant leur accès et leur visibilités (surtout pour le ruisseau du Fao dont certains secteurs sont parsemés de chaos granitiques). Malheureusement, trop peu de sentiers aménagés permettent une progression en fond de vallons.
Développée sur sol hydromorphe, la végétation des abords des autres cours d´eau, notamment le ruisseau du Fao, du Squiriou et de leurs affluents, le plus souvent composée de joncs, de grandes touffes de carex, ainsi que de saules et d´osiers, est un refuge pour bon nombre d´espèces animales.

LES LANDES
Repères visuels, les zones de landes se situent sur les parties hautes de la commune, à l´extrémité nord-ouest. Quelques crêtes schisteuses ou quartzitiques dominent ce milieu et culminent à environ 350 mètres d´altitude en limite avec Plounéour-Ménez. Comparées aux vastes zones de landes de la cuvette du Yeun Elez, celles de Berrien sont restreintes. Selon des travaux scientifiques, les landes « véritables » sont assez peu étendues et résultent bien souvent de l´enfrichement de parcelles abandonnées colonisées par une végétation de broussailles.
Développée sur sols acides et pauvres, la végétation se compose essentiellement d´ajoncs, de bruyères et de callunes donnant un aspect sauvage à ce milieu. Ce sentiment est renforcé par une couleur d´ensemble allant de l´ocre clair au mauve, variant selon les saisons et nuancée selon les endroits et les espèces végétales.

LE BOCAGE
Cette unité paysagère regroupe deux fonctions : la production (espaces d´activités agricoles) et l´habitation (lieux d´implantation du bâti). On distingue deux types de bocage. Le bocage fermé qui correspond à un maillage serré sur relief mouvementé, comme autour de tous les hameaux en général, et en particulier dans le secteur Coscastel, Kernévez, Quinoualc´h, Restidiou (Bihan et Braz), Trédudon-le-Moine, ainsi qu´au sud du bourg. Le paysage y est fermé, y compris à partir des voies de communication, le développement des friches contribuant à cette fermeture, comme c´est le cas à proximité de Kernon ou Niquelvez. Les talus sont plus hauts, jouant parfois un rôle de mur de soutènement, et plus boisés, avec une strate arborescente généralement présente (notamment vers Trédudon-le-Moine) et composée principalement de chênes pédonculés, hêtres, châtaigniers, noisetiers souvent associés à des fougères, ajoncs, genêts et callunes. Ce type de bocage reste en contact étroit avec les zones humides des vallées (ruisseaux affluents du Fao et du Squiriou). Il est principalement présent dans des zones de pâturage ; presque toutes les parcelles de bocage, de petite taille, sont utilisées pour l'élevage.
Le bocage ouvert est présent en périphérie extérieure du bocage fermé qui entoure bon nombre de hameaux, mais également dans certains secteurs localisés à l´est de la commune comme, par exemple, entre Kerboulou, Navalennou et le Squiriou ou encore entre Lestrézec et Roc´hilliec. Les talus sont beaucoup plus bas et découverts, laissant apparaître la trame distendue du bocage. Les grandes cultures intensives dominent parfois ces secteurs situés sur des points hauts et exposés aux vents forts.

LES BOISEMENTS
Les surfaces boisées, diffuses et éparses, se répartissent sur l´ensemble du territoire communal. Cependant, plusieurs zones boisées apparaissent de manière étendue en limite communale avec Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac, à l´est et au sud-est. Il s´agit de la forêt domaniale de Huelgoat et de Saint-Ambroise, la seule forêt importante de l´Arrée composée d´une chênaie-hêtraie envahie, dans certains secteurs, par les conifères.
On distingue des boisements traditionnels de feuillus et des boisements exotiques de conifères éparses occupant des parcelles rectilignes.
D´une manière générale, l´impact des boisements de conifères sur le paysage est fort. Exotiques, au feuillage persistant et de couleur sombre, les conifères perturbent l´équilibre originel des paysages avec leurs parcelles et leurs cheminements rectilignes qui contribuent à leur aspect artificiel.
La forêt de Huelgoat et de Saint-Ambroise est le reliquat de l´ancienne forêt royale qui dépendait de la Maîtrise des Eaux et Forêt de Carhaix. L'ancienne forêt royale de Lestrézec, connue par le plan Robert de 1730 en fait partie. D´après un ancien plan de 1787-1788, sa superficie atteignait 1356 hectares et elle était « déchiquetée au hasard et parsemée d´habitations, de champs, de prés et de landes. Les administrateurs précédents, toujours trompés, en ont toujours encouragé la destruction en affectant à chaque destructeur le terrain qu´il demandait à mesure qu´il essartait ». Ce n´était à l´époque pas un massif boisé continu mais un assemblage disparate de parcelles boisées, de landes, de prés et de terres cultivées. L´aménagement de 1788 divisait la forêt en trois séries dont celle de Saint-Ambroise traitée en taille simple (taillis). A cette période, l´exploitation des mines de plomb argentifères de Huelgoat, grande consommatrice de bois, met en péril le massif forestier : exploitation abusive et désordonnée, terrains presque à l´état de friches, abandon des terrains inutiles par la Compagnie des mines à des particuliers (exemple : bois de la Grande Lande). En 1822, c´est à 598 hectares qu´est réduit le massif domanial dont simplement 486 hectares réellement boisés. S´en suit une longue période de reboisement qui explique la présence d´essences « exotiques » de conifères telles que des sapins, pins, douglas et bien d´autres.
Sur l´ensemble du territoire communal, de nombreuses et petites parcelles de feuillus étaient exploités en taillis pour servir de bois d´oeuvre et de bois de chauffage. La plupart sont aujourd´hui délaissés.

LES CARRIERES
Le sous-sol de Berrien, riche et diversifié, a permis l´extraction de matériaux divers. Les carrières, la plupart du temps de granite et de schiste, le plus souvent de dimensions restreintes, se situaient à proximité des hameaux et exploitées occasionnellement lors des campagnes de constructions ou reconstructions. Abandonnées depuis près d´un siècle, leur impact sur le paysage est presque imperceptible du fait que les sites sont envahis par la végétation. A noter également la présence de sablières au sud de la commune (à l´ouest de Quinimilin).
Au nord ouest du bourg, la Société des Kaolins du Finistère exploite une vaste carrière de kaolin depuis 1963. Le kaolin est une argile blanche et fragile qui résulte ici de l´altération d´un constituant minéralogique du granite, le feldspath. Après extraction et traitement (pour éliminer les impuretés), ce minéral est utilisé dans l´industrie du papier, de la céramique et de la fibre de verre. De dimension importante et de couleur blanche, l´impact sur le paysage est fort. Point de repère, elle est évidemment visible depuis les hauteurs de la commune, mais également depuis les crêtes des communes du nord des monts d´Arrée, jusqu´à Commana.

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